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Un budget en trompe l'oeil

Le budget des sports du gouvernement se décompose dans le projet de loi de finances 2016 en deux grandes enveloppes : les crédits du programme sport d'un côté, ceux du CNDS de l'autre. Globalement, le budget 2016 sera de 497 millions, contre 494 millions d'euros en 2015 soit +0.6%. C'est une goutte d'eau dans l'océan. De qui se moque-t-on ? Le CNDS est une nouvelle fois siphoné passant de 270  millions d'euros à 264 millions d'euros. C'est  la quatrième année consécutive de baisse de celui-ci. Il est prévu que 10 millions d'euros versés via le CNDS serviront pour soutenir la candidature de Paris pour les JO 2024. Au début  la Maire de Paris, Madame HIDALGO, était réticente pour la candidature de Paris. Par un miracle, elle se décida à présenter celle-ci. Dans ces conditions, les moyens financiers de la ville de Paris devaient être à la hauteur de son ambition. Elle se tourna vers le gouvernement pour obtenir des subsides financiers pour soulager les finances de la ville. A l'époque de sa création le CNDS  était destiné aux associations sportives pour développer des projets sportifs. Aujourd'hui, il sert de variable d'ajustement pour les politiques sociales. Dans ce budget gouvernemental 2016 il y a deux pistes prioritaires : les zones sensibles et le sport de haut niveau. En effet il est prévu 5 millions d'euros de primes pour les futurs médaillés et 1.83 millions d'euros pour la couverture des accidents du travail et des maladies professionnelles de 5600 sportifs de haut niveau. Cette disposition fait double emploi. En conclusion, le budget des sports 2016 fait la part belle aux sportifs de haut niveau et aux grands événements sportifs. Quant au sport pour tous, il paraît de plus en plus fractionné entre d'un côté, des territoires et des publics prioritaires qui captent les subventions pour les aides à l'emploi, et de l'autre, des territoires et des publics non prioritaires dont les moyens tant en faveur des associations sportives (subventions), que des équipements se réduisent d'année en année. Avec toutes ces dispositions allons-nous rallumer un vieux combat entre le sport de haut niveau (professionnel) et le sport amateur. ? Les paris sont ouverts.

Arnaud Batissier

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